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Uvira : la situation humanitaire reste critique. Plus de 33 000 déplacés vivent en familles d'accueil, tandis que 70 000 personnes retournées font face à des besoins urgents, selon l'OCHA.

Uvira , ville stratégique du Sud Kivu , est toujours meurtrie après avoir échappé au contrôle de Kinshasa , renforçant l’emprise de la rébellion dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Ce verrou sécuritaire est perçu comme un point névralgique, susceptible de faciliter une avancée vers l’espace du Grand Katanga, considéré comme le poumon économique de la République démocratique du Congo.

‎En outre, des évaluations menées du 23 au 27 janvier par l’ONG NRC dans la zone de santé de Lemera ont confirmé la présence de plus de 33 000 personnes déplacées (5 262 ménages) dans plusieurs localités, ayant fui les affrontements armés depuis décembre 2025. La majorité des déplacés vivent au sein de familles d’accueil, tandis que d’autres sont hébergés dans des centres collectifs, notamment des écoles.

‎ Parallèlement, plus de 70 000 personnes (11 141 ménages) seraient retournées dans la zone depuis la dernière semaine de décembre 2025.

‎Dans l’est de la République démocratique du Congo, Uvira, la deuxième plus grande ville du Sud-Kivu après Bukavu, reste profondément meurtrie. 

‎Selon un récent reportage de nos confrères de lumière du monde , l’activité y redémarre lentement, mais demeure fortement freinée par la fermeture de la frontière avec le Burundi et la proximité de la ligne de front. Les stigmates du chaos provoqué par l’occupation, puis le départ précipité du M23 à la suite des pressions américaines exercées sur le Rwanda, sont encore bien visibles.

‎Toujours selon lumière du monde , le retour progressif des services de l’État est en cours, mais le processus s’avère lent tant que la frontière reste fermée. De nombreux agents de l’administration publique, personnel judiciaire, agents municipaux ou enseignants  sont encore bloqués du côté burundais.

‎Ville stratégique dans le dispositif sécuritaire du gouvernement congolais au Sud-Kivu, Uvira avait brièvement échappé au contrôle de Kinshasa, renforçant l’emprise de la rébellion dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Ce verrou sécuritaire est perçu comme un point névralgique, susceptible de faciliter une avancée vers l’espace du Grand Katanga, considéré comme le poumon économique de la République démocratique du Congo.

Chama ngandu.