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RDC | Cessez-le-feu : le déploiement de la mission de vérification au Sud-Kivu bute sur le mandat de la MONUSCO
Le déploiement du Mécanisme conjoint élargi de vérification du cessez-le-feu (EJVM+) dans le Sud-Kivu soulève des interrogations, la MONUSCO ne disposant plus d'un mandat opérationnel dans cette province depuis son retrait en 2024. Alors que plusieurs partenaires de la RDC souhaitent une mise en œuvre rapide de ce mécanisme pour accompagner le cessez-le-feu dans l'est du pays, Kinshasa a déjà désigné trois officiers des FARDC pour intégrer l'équipe mixte composée également de représentants de l'AFC/M23, de la MONUSCO et de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL). Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a assuré que le processus de Doha se poursuivait normalement malgré l'annonce d'un dialogue national inclusif. Selon lui, des avancées ont été enregistrées, notamment avec le déploiement d'officiers congolais à Goma dans le cadre de la mise en place du mécanisme de vérification du cessez-le-feu. En vertu de la résolution 2808 (2025), la MONUSCO est autorisée à fournir un appui logistique et technique au mécanisme de vérification. Toutefois, son mandat couvre essentiellement le Nord-Kivu et l'Ituri, le Sud-Kivu n'étant plus inclus dans sa zone d'opérations. Lors d'une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies, la Chine et la Russie ont rappelé qu'un éventuel déploiement de la MONUSCO au Sud-Kivu nécessiterait une autorisation préalable du Conseil de sécurité. Les deux pays ont insisté sur le respect strict du mandat actuel de la Mission. Cette question demeure au centre des discussions alors que la situation sécuritaire reste instable dans l'est de la RDC. Plusieurs observateurs estiment qu'une décision du Conseil de sécurité sera nécessaire pour permettre le déploiement complet du mécanisme de vérification dans le Sud-Kivu. Mis en place dans le cadre du processus de Doha et formalisé lors des pourparlers de Montreux, l'EJVM+ est chargé de surveiller le respect du cessez-le-feu, d'enquêter sur les violations signalées et d'en rendre compte. L'Union africaine, le Qatar et les États-Unis y participent en qualité d'observateurs. Théo ODIMOLA