Intelligence Artificielle
Politique | Bahati Lukwebo s’est-il lui-même livré aux griffes de certains de ses partenaires de l’Union sacrée qui ne veulent plus de lui ?

Au-delà de son choix assumé de soutenir Félix Tshisekedi, qu’il a réaffirmé lors de sa conférence de presse en déclarant rester fidèle au Président de la République jusqu’à la fin de son mandat en 2028, une séquence devenue virale semble pourtant jeter un doute sur la fidélité du président de l’AFDC envers le chef de l’État.

‎En effet, une frange importante de l’Union sacrée de la Nation dit avoir mal accueilli la récente sortie médiatique de Bahati Lukwebo. Lors de cette intervention, ce dernier a notamment rejeté l’idée selon laquelle la Constitution serait responsable des difficultés actuelles du pays. Selon lui, « le problème n’est pas le texte, mais les hommes et les dirigeants ».

‎Une déclaration qui tranche avec le discours de certains cadres de la majorité présidentielle, de plus en plus favorables à une révision de la Constitution.

‎Pour certains membres de l’Union sacrée, ces propos dédouaneraient implicitement la responsabilité constitutionnelle dans la gestion actuelle du pays. Ils estiment que si le Congo souffre davantage d’un problème d’hommes que de textes, alors Bahati Lukwebo devrait lui-même commencer par balayer devant sa porte.

‎Ces critiques lui reprochent notamment, dans la répartition de certaines nominations politiques, d’avoir privilégié des membres de sa famille — enfants et neveux — au détriment de militants et cadres ayant pourtant contribué à la construction et à la consolidation de l’AFDC.

‎« Il ne doit pas flatter le Président de la République en affichant une fidélité de façade alors qu’il semble déjà tracer un autre chemin politique, loin de la famille politique du chef de l’État. Qu’il assume clairement son nouvel ordre politique », ont confié certains membres de l’Union sacrée à la rédaction de Lumière du Monde.

‎Ces derniers affirment par ailleurs leur soutien au Président de la République dans l’éventualité d’une révision constitutionnelle, estimant que le texte actuel aurait montré ses limites et ferait peser, selon eux, des risques sur la stabilité et l’unité du pays.

‎— Source : Lumière du Monde Télévision Officielle.

Lobi Liévin