La 61ᵉ session ordinaire du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies a débuté aujourd'hui, 23 février 2026, à 9 heures, au Palais des Nations à Genève, sous la présidence de l'Ambassadeur Sidharto Reza Suryodipuro, Représentant permanent de l'Indonésie. Cette session durera jusqu'au 31 mars 2026 et examinera plus de 80 rapports sur la situation des droits de l'homme dans près de 40 pays .
Des allocutions d'ouverture seront prononcées par António Guterres (Secrétaire général de l'ONU), Annalena Baerbock (Présidente de l'Assemblée générale de l'ONU), Volker Türk (Haut-Commissaire aux droits de l'homme) et Ignazio Cassis (Chef du Département fédéral suisse des affaires étrangères).
Pendant 5 semaines, le Conseil examinera plus de 80 rapports sur les droits de l'homme dans près de 40 pays et tiendra 20 débats interactifs avec des experts.
La session débute par un débat de haut niveau (23-25 février) avec des hauts dignitaires de plus de 100 pays, abordant des questions clés sur les droits de l'homme.
Le Haut-Commissaire présentera le 27 février la mise à jour de son rapport annuel sur la situation des droits de l'homme dans le monde, suivie d'un débat général le 2 mars. La situation des droits de l'homme en RDC sera également à l'ordre du jour, notamment l'agression rwandaise via la rébellion de l'AFC/M23 qui contrôle des zones dans le Nord et le Sud-Kivu.
La situation en RDC est préoccupante, avec plus de 17 000 cas de violations des droits de l'homme recensés à Goma et Bukavu, dont des assassinats, violences sexuelles, enlèvements et tortures.
Le conflit a provoqué des déplacements massifs de populations, avec environ 7,4 millions de déplacés internes et externes .
Le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies a adopté des résolutions condamnant le soutien militaire étranger au M23 et demandant l'accès humanitaire aux provinces affectées .
Lors de sa 60ᵉ session (8 sept - 8 oct 2025), le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a adopté 2 résolutions majeures par consensus : une sur la situation des droits de l'homme dans l'est de la RDC, et l'autre sur l'assistance technique et le renforcement des capacités en RDC.
Le gouvernement congolais a salué l'adoption des 2 résolutions sur la RDC au Conseil des droits de l'homme de l'ONU. La 1ère résolution crée une Commission d'enquête indépendante (remplaçant la Mission d'établissement des faits) correspond à une revendication clé de la RDC.
La 1ère résolution condamne fermement le soutien militaire étranger au M23, surtout du Rwanda, exige la cessation immédiate de ce soutien et le retrait sans condition des troupes rwandaises de RDC.
La résolution exige un accès humanitaire sûr et sans entrave au Nord-Kivu et Sud-Kivu (réouverture des aéroports de Goma et Bukavu) et prévoit des rapports de suivi au Conseil et à l'Assemblée générale de l'ONU.
La 2e résolution (A/HRC/60/L.37) met fin au mandat de l'équipe d'experts internationaux en RDC et demande au Haut-Commissariat aux droits de l'homme de soutenir techniquement la RDC pour sa politique de justice transitionnelle.
Le Conseil des droits de l'homme (créé en 2006) est un organe de l'ONU qui promeut et protège les droits de l'homme. Il compte 47 membres : Afrique du Sud, Albanie, Angola, Bénin, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Burundi, Chili, Chine, Chypre, Colombie, Côte d'Ivoire, Cuba, Égypte, Équateur, Espagne, Estonie, Éthiopie, France, Gambie, Ghana, Îles Marshall, Inde, Indonésie, Iraq, Islande, Italie, Japon, Kenya, Koweït, Macédoine du Nord, Malawi, Maurice, Mexique, Pakistan, Pays-Bas, Qatar, RDC, Rép. de Corée, Rép. dominicaine, Royaume-Uni, Slovénie, Suisse, Tchéquie, Thaïlande, Viet Nam.
Chama ngandu .

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