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Dialogue inclusif en RDC: Eddy Mundela Kanku dit oui mais dans un cadre apaisé, sans remettre en cause la légitimité des institutions (Tribune) .

Lorsque des accusations infondées sont relayées publiquement, notamment sur de prétendus accords qui braderaient les minerais du pays, elles alimentent la suspicion et fournissent des arguments à ceux qui cherchent à délégitimer l’État.

Plus grave encore, la reconnaissance de financements en provenance du Rwanda dans leur « quête de la paix » soulève un conflit d’intérêts majeur. Comment prétendre à l’impartialité lorsque l’on est lié financièrement à une partie impliquée dans le conflit ?

Dans ces conditions, la CENCO, telle qu’incarnée par certains de ses dirigeants, perd la légitimité nécessaire pour organiser un dialogue « sincère et franc » sur la crise à l’Est. On ne peut être à la fois médiateur et relais d’un discours qui affaiblit l’État agressé.

La position du Président Félix Tshisekedi, réaffirmée le 31 janvier 2026, apparaît alors comme une ligne claire. Il reste ouvert au dialogue, mais fixe une limite non négociable : on ne dialogue pas avec des terroristes ni avec des traîtres avérés au service d’une puissance étrangère.

La paix ne peut être bâtie sur la récompense de la trahison. La véritable paix suppose que les patriotes siègent à la table des décisions, que les opposants s’expriment dans le cadre démocratique, et que les criminels répondent de leurs actes devant la justice.

La souveraineté nationale ne se négocie pas. Le dialogue, oui, mais dans un cadre apaisé, entre Congolais attachés à l’intégrité territoriale, sans remettre en cause la légitimité des institutions issues du suffrage universel. C’est à cette condition seulement que le dialogue pourra consolider la cohésion nationale au lieu d’ouvrir la voie au démembrement.

Chama Ngandu .